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| Un bel exemple de malhonnêteté intellectuelle |
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| Vendredi, 29 Janvier 2010 22:20 |
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posté le 14/07/2006 à 19:21 Sa mission ? : "naviguer jusqu’à la limite des glaces du pôle Sud pour documenter l’effet des changements climatiques en Antarctique, l’endroit sur la planète qui s’est le plus réchauffé au cours des dernières décennies." (http://missionantarctique.ca/fr/la_mission/objectifs.php). L'endroit est bien choisi, et les stations antarctiques choisies comme escales (Palmer, Jabany, Rothera) ont effectivement enregistré une élévation importante de la température au cours des 20 dernières années.
Nul ne doute que cette expédition reviendra avec des données capables de faire les gros titres des journaux : "réchauffement sans précédent observé en Antarctique" ; "l'Antarctique commence à fondre et la mer va monter" etc.. etc.. Observons donc le parcours de l'expédition : (http://missionantarctique.ca/fr/la_mission/parcours.php) Remarquons que la "visite" se limite à la péninsule antarctique. Or, chacun (ignore) que le climat de cette péninsule est exceptionnellement doux pour sa latitude. Située pas très loin du cap Horn, elle est l'objet d'oscillations climatiques très marquées, sous influence océanique et subit, c'est incontestable, une période actuelle de réchauffement exceptionnelle, sans que l'on comprenne bien pourquoi. L'amplitude de variation des moyennes annuelles de température est extrèmement élevée : par exemple, la station anglaise Rothera (qui sera, évidemment visitée par l'expédition) a connu en 1989 une température moyenne annuelle de -1,8 °C alors qu'en 2002, cette moyenne était de -6°C. La moyenne de juin en 1971 était de -3,1 °C. Celle de juin 2002 était de -17,1 °C ! (http://www.antarctica.ac.uk/met/gjma/) D'un point de vue scientifique, cette zone apparaît donc comme tout à fait instable, et donc, particulièrement mal choisie pour indiquer une tendance lourde, en raison de cette instabilité. C'est pourtant la région qu'a déterminé l'expédition SEDNA IV pour sa "démonstration". Ca ressemble beaucoup aux méthodes de Greenpeace... Car, enfin, et cela sans vouloir pénétrer jusqu'à la station Amundsen du Pôle sud (en voilier, c'est pas évident) ou visiter les stations continentales de Halley ou de Vostok, le voilier aurait pu faire un grand tour par les stations Neumayer, Siowa, Mawson, Davis, Mirny, et se rapprocher du Pôle à la station Scott. (Carte de l'Antarctique). Nous venons d'effectuer un tour complet du continent antarctique. Si vous avez cliqué sur le nom de chacune de ces stations, vous avez sans doute remarqué la grande stabilité des températures mesurées par les stations entourant le continent antarctique depuis de nombreuses années. C'est un fait scientifique reconnu : dans son ensemble, l'Antarctique ne se réchauffe pas. De celà, il résulte que l'affirmation des acteurs de SEDNA IV est quelque peu exagérée, pour ne pas dire franchement biaisée... |
| Mise à jour le Lundi, 01 Février 2010 17:07 |